La mort de Personne

« A côtoyer la mort, tu te raccroches à la vie. »
Frédéric Dard
Personne est comme Tout-Le-Monde. À ceci près qu’elle veut mourir et n’y parvient pas. C’est pas faute de. Mais quoi ? Par exemple. Pourtant.
Merde.
Une quarantenaire privée de sa première personne, asociale, anonyme, un débris de statistiques dérivant peu à peu vers l’état sauvage. Quasi grunge.
Pourquoi donc ?
Prise à rebours dans un rituel de rétrécissement de soi, elle tente d’avoisiner Monsieur Rien, l’autre bout de la chandelle qui ne clignote plus. « Rétrécissement de soi » parce que l’écriture intuitive n’admet pas « suicide ».
C’est dit.
Seule, clouée dans sa cabane en bois d’infortune, elle dialogue avec des voix qui sont comme elle au dehors d’elle-même sans être tout à fait elle-même : Monsieur Ça, Monsieur Essais, Monsieur Allô-Suicide-J’écoute, Madame Tout-Ça-Pour-Ça.
J’en très passe (et des meilleurs).
Jusqu’à ce qu’on tape à la porte et qu’on la rééduque à la vie. Comme qui dirait Victoire.
Parce que la mort c’est bien beau sur le papier jauni, mais qui gardera Grandes Mirettes et Fol-Épi ?
Faut pas déconner.
Kurt Cobain likes this plot.
Co-conception : Hans Limon et Louise Wailly
Dramaturgie : Hans Limon
Jeu et mise en scène : Louise Wailly
Lumières et scénographie : Brice Nouguès
Création sonore : Loïc Lefoll
Production en cours