La Compagnie Protéo

 

Protéo signifie « qui peut prendre des formes diverses ».

Protée est issu de la mythologie grecque, il est le « Vieillard de la mer » et possède le don de se métamorphoser et de lire dans l’avenir. La langue française lui doit le terme « protéiforme ». Nous devons la variation « Protéo », un visionnaire qui peut prendre les formes les plus diverses, à Gabriel Copin. Un auteur anonyme des Hauts de France qui écrivit une pièce du même nom.

La compagnie Protéo voit le jour au Printemps 2012 sous l’impulsion de Louise Wailly, elle défend un théâtre physique, fou, sage, délirant et instructif. Depuis la création du premier spectacle Carmen Carmen en 2014, elle a développé un langage propre à elle. Un langage qui se situe toujours sur un fil entre le rire et le tragique pour convoquer l’étrangeté. Une étrangeté qui puise sa force dans l’inconscient collectif, dans ce que nous avons de commun. C’est un langage que certain.e.s appelleront « bouffonesque » et que nous appelons maintenant « Morosophique ». Les « morosophes » étant sous l’Antiquité des sages-fous qui révèlent au monde des vérités aberrantes.

La compagnie créée de toutes pièces ses partitions. Tantôt en écrivant « à la table » tantôt en improvisant avec les acteurs et les actrices et développant une écriture de plateau. Elle se confronte à des thématiques actuelles dans lesquelles il est toujours question de grandes questions : des limites de la technique avec Suite pour un porte et un soupir, solo de diabolo jouant avec les limites du spectacle lui-même.

Louise Wailly rend hommage à la résistance indienne zapatiste avec Une certaine dose de tendresse ou La conquête inachevée des Amériques, dans lequel nous traversons l’Histoire vue par ceux qui n’ont pas la parole. Ce spectacle est né suite à sa rencontre avec les communautés indiennes du Sud du Mexique. Carmen Carmen, sur les violences conjugales et sur le viol au sein du couple.  Et aujourd’hui, la pensée de la bombe atomique, une réflexion sur le progrés à partir de la philospohie de Günther Anders, avec L’apocalypse selon Günther.

Ces sujets sont traités en image par le corps des acteurs, dans des jeux parfois truculents ou poétiques, qui forment des tableaux vivants percutants et démentiels. La compagnie s’inspire des forces inconscientes et les utilisent, les rêves, les projections mentales, les peurs, les fantasmes. En cela, c’est une amie du surréalisme.

Celles et ceux qui ont fait ou font la compagnie par leur passage ou leur présence :

Fanny Bayard, Camille Brilloit, Maël Bougeard, Camille Dupond, Anthony Drion, Djamel Hadjamar, Catherine Hugebaert, Loic Lefoll, François Lestrade, Frédéric Lhomme, Coline Marescaux, Carolina Munoz, Fabiana Montovanelli, Brice Nougues, Maxime Petit, Louis Pick, Simon Pillan, Marion Prouvost, Maxime Séchaud, Tomjo, Michaël Wiame, Raphaëlle Wicquart…

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